
Sakineh Mohammadi Ashtiani. C’est le nom d’une iranienne, agée de 42 ans et mère de 2 enfants. En 2006, elle a été condamné à une mort douloureuse, la lapidation, pour adultère.
Dans cette simple phrase en gras, il y a deux choses qui me dégoutent profondément. Et me mettent en colère par la même occasion.
1. La parodie de justice
La première chose qu’il faut savoir, c’est qu’en Iran, le témoignage d’une femme vaut deux fois moins que celui d’un homme. En d’autres termes, les témoignages de deux femmes sont juridiquement équivalent à celui d’un homme. Ainsi, il suffit qu’un mari souhaitant se débarrasser de sa femme l’accuse d’adultère à un moment où il n’y a pas de témoins et le tour est joué. Magique n’est-ce pas ?
Ensuite, Sakineh Mohammadi Ashtiani a avoué son « crime ». Certes, mais dans quelles conditions ! L’avocat des droits humains Mohammad Mostafa’i a déclaré dans une interview téléphonique depuis Téhéran qu’elle a avoué après avoir subi 99 coups de fouet. Elle s’est ensuite rétractée. Dans ces conditions, la plupart des gens avoueraient la plupart des crimes pour lesquels ils seraient accusés. Moi y compris.

Mahmoud Ahmadinejad – Président iranien
2. La peine
Sans prendre ce cas particulier, l’adultère, le fait tromper son conjoint (notez le masculin, s’il vous plaît), est puni par la peine capitale. J’en conviens, il y a des différences de culture et de mentalité, principalement orchestrées par la religion. Mais là s’en est trop ! La mort pour une partie de jambes en l’air ! C’est encore moins dommageable que de voler une pomme dans le fond…
Et attention, pas n’importe quelle mort ! La LAPIDATION ! Selon le code pénal iranien, elle sera enterrée jusqu’à la poitrine et les pierres qui lui seront lancées seront assez grandes pour lui faire mal mais pas assez pour la tuer immédiatement. En bref, une mort lente et douloureuse.
Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Amnesty International a répertorié 126 exécutions en Iran depuis le début de cette année jusqu’au 6 juin.
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