La photographe Robin Schwartz a réalisé une série de photos très chouette, avec sa fille, pendant plus de 10 ans, qui pourrait faire rêver plus d’un(e) amoureux des animaux. Amelia se retrouve donc sur ces clichés entourée de chiens, chats mais aussi éléphants, girafes, singes et autres kangourous. Je vous laisse profiter des clichés (la totalité est ici).
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Note de service : aryo.fr vit toujours !
2Bonsoir chers lecteurs !
Ce billet s’adresse à vous, qui nous suivez toujours depuis 6 mois d’inactivité. Ceci n’est pas réellement une surprise, puisque la publication d’aryo.fr n’a jamais été régulière. En revanche, le site n’a pas été indisponible pendant plusieurs jours de suite… De quoi s’inquiéter ! En fait, pas réellement, il s’agit simplement d’une erreur de ma part, lors d’une migration de serveur. Hé oui, parmi les différents sites présents sur mes serveurs, j’ai oublié d’importer la base de données d’aryo… Une erreur de débutant, à cause d’un test trop rapide.
Mais ne sortez pas le fouet trop vite ! Nous serons de retour sous peu, avec des articles engagés, ou non, toujours sous la bannière de l’Inutilité Publique.
A bientôt
La Cours européenne juge la CIA coupable de torture
2La cours européenne des droits de l’Homme a rendu son verdict la semaine dernière sur l’affaire de torture d’un citoyen allemand par la CIA. C’est une première historique, bien que le champ d’action soit très faible.
Les faits
En décembre 2003, la victime, Khaled el-Masri, est arrêtée en Macédoine pour suspicion de terrorisme. Un mois plus tard, il est déplacé dans un hôtel de l’aéroport de Skopje par la CIA, pour être interrogé pendant 23 jours.
Et pour la CIA, un interrogatoire semble synonyme de torture. La cours européenne a reconnu que pendant cette période, la victime a été
« sévèrement battue, sodomisée, enchaînée, cagoulée et sujette à une privation totale de ses sens »
par l’équipe de détention de la CIA qui est restée sourde à ses demandes pour contacter l’ambassade allemande.
Malheureusement pour lui, le calvaire de l’allemand ne s’arrête pas là, puisqu’il est ensuite emmené en Afghanistan où il passera 4 mois dans l’obscurité d’une cellule près de Kaboul. Pendant ces 4 mois, il sera battu et « interrogé » régulièrement sur ses appartenances à Al-Qaïda.
Finalement, au terme de ces 4 mois, la CIA réalise qu’elle s’est trompé de bonhomme. Il a donc été ramené en Albanie cagoulé, avant d’être transféré vers Allemagne. 
Les US se torchent avec les Droits de l’Homme
Khaled el-Masri a déposé une plainte contre la CIA en 2005. Si les US ont bien reconnu qu’il y avait eu une erreur à la suite d’une conférence de presse d’Angela Merkel, ils ont rejeté la plainte, invoquant le secret d’État. C’est donc plutôt une bonne chose que l’Europe les renvoie vers la réalité de leurs actions. Mais au fond, ça ne change pas grand chose…
Le point positif, c’est que tout cela s’est passé sous la juridiction – si ce n’est bénédiction – du gouvernement macédonien. Un pays qui cautionne la torture n’a pas sa place dans l’Union Européenne, et ce jugement ne devrait pas jouer en faveur de leur demande d’adhésion.
Sinon, l’Habeas Corpus, ça dit vous dit quelque chose ? C’est un droit fondamental permettant à tout citoyen d’être équitable devant la Justice, et d’avoir droit à un jugement. Ça ne date pas d’hier, ça remonte au Moyen-Age.
Et pourtant, au XXIème siècle, un citoyen allemand a été enlevé et fait prisonnier fantôme par la CIA. Mais c’est vrai que les États-Unis ont déjà officiellement montré qu’ils s’en cognaient, pour leurs propres citoyens. Je n’avais juste pas compris que ça englobait le reste du monde. Quel idiot !
Le camp de Guantanamo n’est toujours pas fermé, il y a fort à parier que ça ne soit que la partie visible de l’iceberg… La CIA a déjà une grande part de responsabilités dans l’état actuel du Moyen Orient et dans la montée en puissance des organisations terroristes, à cause de ses actions ces 50 dernières années.
Est-ce qu’il ne serait pas temps de la museler et de faire comprendre que les Droits de l’Homme existent pour éviter ce genre de bavures ?
Ne pas donner son mot de passe, illégal ?
10Le gouvernement hollandais, sous la bannière de la lutte contre la pédophilie, souhaite rendre criminel le fait de refuser de communiquer son mot de passe. Alors bien sûr, l’Internet proteste, s’insurge, hurle son mécontentement. Mais qu’en est-il ailleurs ? Et ici en France ? Faisons un petit rappel du cadre légal du chiffrement.
Le chiffrement, souvent mal appelé cryptage, n’est pas du tout apprécié par les agences de sécurité nationale à travers le monde. Plus particulièrement en France où jusqu’en 1996, le chiffrement était considéré comme une arme de guerre de catégorie deux ! Aucun usage domestique n’était alors toléré.
Cette loi était un héritage de la seconde guerre mondiale. Il faut bien comprendre qu’avant l’avènement des ordinateurs et d’Internet, les messages cryptés étaient principalement utilisés pour les communications militaires. Internet a bien sûr rendu cette directive caduque, et c’est donc en 1996 qu’il a été possible de chiffrer des données domestiques, légalement.
Mais attention, vous n’étiez alors pas autoriser à chiffrer au delà de 128 bits ! C’est finalement en 2004 avec la loi LCEN que ces restrictions ont été levées, et qu‘il est aujourd’hui possible d’utiliser le chiffrement à usage privé comme on l’entend.
Si je vous raconte tout ça c’est pour votre culture, mais aussi pour bien comprendre la réticence des États face au chiffrement qui est en dehors de leur contrôle. En effet, plusieurs affaires à travers le monde ont montré qu’il est bel et bien impossible* de faire sauter des disques durs cryptés avec des soft du type TrueCrypt.
Et c’est bien le problème ! Parce que du coup, en France, il est INTERDIT de refuser de donner son mot de passe si celui-ci peut permettre de résoudre un crime, ou même un délit. En refusant vous encourez, d’après l’Article 434-15-2 du Code Pénal, trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ; quasiment le double si vous aviez la possibilité d’empêcher ledit crime/délit.
Moi, il y a quand même un truc qui me chiffonne là dedans. Est-ce que ça ne serait pas un petit peu de la violation de vie privée ? Je ne suis pas expert en droit, loin de là, mais j’ai bien le droit de garder le silence, si ça me chante ? Non ?
Pour une fois, ce sont étonnamment les États-Unis qui me paraissent respecter davantage les droits de chacun :
En février, la cours d’appel des US a statué que forcer un suspect à donner l’accès à son ordinateur peut violer ses droits constitutionnels [...].
Et pour illustrer mon malaise par rapport à cette loi, j’aimerai proposer un petit scénario :
Un voisin dans mon immeuble aime particulièrement jouer de la perceuse le samedi matin. Moi j’aime dormir. Chacun son truc. Excédé, je me connecte sur son wifi et dépose un fichier bidon d’1Go crypté sur son ordinateur. D’une manière ou d’une autre, je fais suspecter ce cher voisin de pédophilie (oui, dans ce scénario je suis un grand malade doublé d’un connard fini). Bien évidemment, la police ne trouve rien, si ce n’est ce fichier crypté, particulièrement louche. M. Voisin voudrait bien coopérer, mais il ne connait pas plus le mot de passe que le policier.
Se rend-il alors coupable ?
* Théoriquement, rien n’est impossible dans l’informatique. Ceci dit, avec une passphrase de 30 caractères, vous risquez de mettre quelques décennies pour y arriver.
Les noms d’adolescents associés à des tweets racistes sur Google, à vie
3Les élections présidentielles ont toujours eu tendance à déchaîner les passions. Désormais, chacun s’en donne à cœur joie sur les réseaux sociaux, pour crier au monde son soutien pour tel ou tel candidat (en exagérant un peu). Malheureusement, les adolescents n’ont pas toujours le recul et la maturité nécessaire pour comprendre les conséquences de ce qu’ils racontent sur ces réseaux.
C’est le cas d’un groupe d’adolescents américains utilisant Twitter. Ainsi, pendant les élections opposant Barack Obama et Mitt Romney, on a pu voir fuser ces genre de messages racistes à l’encontre du président réélu :
Le niveau de ces tweets se passe de commentaires.
Alors l’histoire aurait pu s’arrêter là. Des gamins gonflés à la haine, ce ne sont ni les premiers ni les derniers.
Toutefois, ce n’était pas du goût de la bloggeuse américaine Tracie Egan Morrissey, qui a regroupé un certain nombre de ces messages haineux et racistes, et les a associé aux noms de leurs auteurs. Elle a également contacté les établissements scolaires de ces adolescents pour tenter de leur faire comprendre les conséquences de leurs actes. La majorité des comptes Twitter en question sont désormais fermés.
Mais les conséquences ne sont pas des moindres ! En effet, aujourd’hui lorsque vous « googlez » le nom d’un de ces adolescents, l’article titré “Racist Teens Forced to Answer for Tweets About the ‘Nigger’ President” arrive en première page !
Vous savez certainement qu’il est impossible de faire retirer un résultat de recherche par Google, sauf cas très exceptionnel (numéro de CB ou sécurité sociale visible, par exemple). En d’autres termes, à part faire pression pour la suppression de l’article auprès du blog concerné (et générer l’effet Streisand), ou changer de nom, il n’y a pas d’alternative.
Ces adolescents ont de bonnes chances de garder leur nom associé à leur racisme primaire pendant de nombreuses années, aux yeux de tous. Imaginez ce qu’en pense un employeur potentiel…
La morale de cette histoire, et ce que je répète depuis des années, c’est que lorsque vous PUBLIEZ un statut sur un réseau social, vous le rendez PUBLIC. Et ce, même si vous le partagez à 3 amis, le fait de publier rend le contenu potentiellement accessible au monde entier ; votre (futur) employeur y compris.
Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas utiliser les réseaux sociaux, ça veut dire qu’il faut être conscience de ça chaque fois qu’on les utilise ; et ce, même à 15 ans. Même si à 15 ans on n’en a rien à foutre, ça peut être lourd de conséquences.
Candidat au sénat US : « Les victimes de viol avéré ne tombent pas enceinte »
3Là j’avoue que je suis sur le cul. Todd Akin, candidat républicain au sénat américain, a fièrement tenté d’étaler sa science lors d’une interview télévisée.
Pour défendre les thèses anti-avortement il dit, je cite (et traduit) :
Tout d’abord, d’après ce que je comprends de ce qu’en dise les médecins, tomber enceinte lors d’un viol est très rare. S’il s’agit d’un viol avéré, le corps des femmes a les moyens de tenter d’arrêter ça.
Non, je n’exagère pas, vous pouvez regarder l’extrait vidéo.
Donc, en résumé, ce type qui se présente aux plus hautes instances gouvernementales de la première puissance mondiale affirme que lors de vrais viols, les femmes ne tombent pas enceintes.
C’est une telle aberration, que je ne sais même pas ajouter de plus… Donc non, M. Akin, les femmes n’ont pas de barrières naturelles qui ne bloquent que les spermatozoïdes des violeurs ; ni d’interrupteurs qui éteignent les ovules. Enfin, il ne doit pas savoir ce que c’est.
Mais dans quel monde vivent ces gens ?
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