Révélation : J’aime le football

C’est vrai. Je m’étais caché depuis toutes ces années derrière une pseudo supériorité pompeuse qui consiste à critiquer les footeux. Je vous l’ai caché, je mettais mon réveil tous les dimanches matins pour regarder la cultissime émission, mère de tous nos esprits adorateurs. Ce soir, ça me tiens à cœur de vous expliquer d’où vient cette immense passion.
Il se trouve qu’hier soir j’avais un tournoi de billes sous-marin juste après mon cours d’art sur chamallows, je n’ai donc pas pu voir le match de qualification de la France à la coupe du monde, ni l’effervescence qui en a découlé d’ailleurs ! Quelle joie alors, le lendemain d’entendre parler à longueur de journée de la polémique sur le but de la main de Thierry Henry. Mieux, en rentrant je réalise que l’affaire a innondé le web ! Ici, là et même là (enfin ça buzz sévère quoi) ! Je ne vais pas m’éterniser, parce que ce n’est pas le but de l’article. Non, on ne refera pas le match. On a gagné en trichant et on s’en fout, parce qu’à part pour la Guiness, on n’aime pas l’Irlande. L’arbitre est mauvais ? Virez le, de toute façon, c’est la crise, il comprendra.
Non, ma joie fut encore bien plus intense lorsque j’ai appris que la fameuse cohésion sociale procurée par le foot avait encore fait des siennes. Vous n’êtes pas passé à côté tout de même ? L’Algérie aussi est qualifiée.
« Woohoo ! Super ! C’est la fête ! On va mettre le feu ! »
Et ils l’ont fait. Plus de 330 voitures ont brulé la nuit dernière. Et comme c’était vraiment vraiment la fête, il fallait aussi casser des vitrines sur les Champs Elysées, et ailleurs. Résultat des courses : les CRS ont chargé. Super.
Dites, la cohésion sociale basée l’intolérance, ça ne vous rapelle rien ? Amen.
Vive le football.




C’est navrant … çà casse quand çà gagne et de même quand çà perd …
merci pour le BL